Doudou Ka lance le Parti pour le Grand Sénégal et dévoile sa doctrine d’État

Lesenegalaislibre
4 Min Read

Le fondateur du Parti pour le Grand Sénégal (PGS), Doudou Ka, a livré son premier discours politique à l’endroit des membres fondateurs de sa nouvelle formation, annonçant l’ambition de bâtir « une véritable doctrine d’État » fondée sur la vérité, la méthode et l’action.

Dans son adresse, Doudou Ka affirme que le PGS ne sera pas « un parti de plus », mais une force politique destinée à rompre avec ce qu’il considère comme les limites du débat public sénégalais, marqué selon lui par « l’inversion du vocabulaire politique » et l’usage excessif de slogans autour de la souveraineté et de la rupture.

Le fondateur du PGS estime que le Sénégal souffre d’une fragmentation croissante entre « un Sénégal urbain saturé, un Sénégal rural abandonné, une diaspora épuisée et une jeunesse profondément désorientée ». Il reproche à la classe politique d’avoir privilégié « la communion émotionnelle » au détriment des réponses concrètes aux défis économiques et sociaux.

Pour répondre à cette situation, Doudou Ka propose une nouvelle « grammaire politique » articulée autour de quatre niveaux : les Fondations, la Maîtrise, les Maîtrises à conquérir et les Ambitions de puissance.

Selon lui, les Fondations regroupent les éléments essentiels de la souveraineté nationale, notamment la terre, les frontières, la justice, la sécurité et les finances publiques. Ces domaines constituent, selon ses termes, le socle intangible de l’État sénégalais.

Le deuxième niveau concerne la Maîtrise, qui englobe les secteurs où le pays doit progressivement renforcer ses capacités. Parmi les priorités du premier mandat figurent l’alimentation, l’eau, la santé, l’énergie, la protection sociale, le climat et l’écologie.

Le PGS identifie également plusieurs domaines stratégiques à développer sur le long terme, notamment l’industrie, la logistique, les infrastructures, le numérique, l’administration publique, la démographie et le financement de l’économie.

Concernant les ambitions internationales du Sénégal, Doudou Ka évoque la diplomatie, la culture, le sport, le tourisme religieux ainsi que le rôle géostratégique du pays dans la sous-région, tout en soulignant qu’« une puissance ne se décrète pas, elle se construit sur une génération ».

Sur les questions sociétales, le fondateur du PGS réaffirme l’attachement du Sénégal à ses valeurs religieuses et culturelles, qu’il considère comme constitutives de l’identité nationale.

Doudou Ka a également insisté sur les enjeux sécuritaires et la nécessité de parvenir à une paix durable en Casamance, plaidant pour la réconciliation, le désenclavement de la région et la mise en œuvre de véritables politiques de développement pour le Sud du pays jusqu’à Kédougou.

S’adressant aux membres fondateurs du parti, il a fixé trois principes directeurs : la discipline de la parole, la rigueur dans la méthode et la solidarité entre les membres.

« Libres de penser. Solidaires d’agir », telle sera la devise du Parti pour le Grand Sénégal, dont le lancement officiel est désormais en préparation.

Le nouveau mouvement politique adopte également comme slogan : « Unis et formés pour bâtir un plus grand Sénégal » et, en wolof, « Doggu ngir Kawël Sénégal ».

Share This Article