Après le revers de l’Assemblée, quelles suites pour les réformes institutionnelles ?

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: La décision du Conseil constitutionnel d’invalider la loi portant révision de la Constitution continue d’alimenter les commentaires dans la presse sénégalaise. Entre rivalités politiques au sommet de l’État et urgences sociales jugées reléguées au second plan, plusieurs quotidiens appellent les dirigeants à recentrer le débat sur les préoccupations des citoyens.

À sa Une, Walfadjri évoque une « bataille au sommet » entre l’exécutif et le législatif sous le titre évocateur « Urgences différées ». Le journal estime qu’au moment où les Sénégalais font face à la cherté de la vie, au chômage persistant, aux difficultés d’accès aux services sociaux de base et aux espoirs suscités par l’alternance politique, la scène politique est davantage dominée par les rapports de force et les calculs politiques.

Selon le quotidien, les tensions se cristallisent principalement autour des relations entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son ancien compagnon politique, Ousmane Sonko. Le vote puis l’invalidation de la réforme constitutionnelle seraient ainsi l’une des illustrations les plus récentes de cette confrontation politique.

Cité par le journal, l’analyste Ibrahima Bakhoum estime que cette focalisation sur les enjeux de pouvoir risque d’éloigner davantage les responsables politiques des préoccupations quotidiennes des Sénégalais.

De son côté, Sud Quotidien affiche à sa Une « L’heure des engagements ». Le journal considère que la décision du Conseil constitutionnel constitue une victoire pour le président Bassirou Diomaye Faye dans le différend qui l’opposait à l’Assemblée nationale autour de la réforme institutionnelle.

Toutefois, cette victoire juridique place désormais le chef de l’État face à ses propres promesses. Les réformes institutionnelles annoncées durant la campagne présidentielle puis au début de son mandat restent encore en attente de mise en œuvre, relançant ainsi les interrogations sur le calendrier des changements annoncés ainsi que sur la tenue éventuelle du référendum précédemment évoqué.

Au-delà de la bataille institutionnelle, une partie de la presse sénégalaise semble ainsi appeler les acteurs politiques à replacer les préoccupations économiques et sociales des populations au cœur de l’action publique.

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