XALIMANEWS: Le leader du parti Pastef Ousmane Sonko, a adressé de vives critiques au Premier ministre Al Amine Lô lors de l’inauguration de la permanence de son parti à Mbacké. Dans un discours aux allures d’avertissement politique, il a reproché au chef du gouvernement de s’éloigner de la vision qu’il défendait pour la gestion des ressources naturelles du Sénégal.
Rappelant leur ancienne collaboration, Ousmane Sonko a indiqué avoir lui-même proposé la nomination d’Al Amine Lô au poste de secrétaire général de la Primature, soulignant que ce dernier connaissait parfaitement les orientations qu’il souhaitait mettre en œuvre pour le pays. Le leader de Pastef a ainsi laissé entendre qu’il ne s’attendait pas à un changement de cap sur des dossiers qu’il considère comme stratégiques.
Le président de l’Assemblée nationale a ensuite évoqué les négociations engagées durant son passage à la Primature concernant notamment les secteurs du pétrole, du gaz et du phosphate. Selon lui, ces démarches visaient à permettre à l’État sénégalais de tirer davantage profit de l’exploitation de ses ressources naturelles au bénéfice des populations.
S’appuyant sur des informations qui lui auraient été rapportées, Ousmane Sonko a affirmé qu’Al Amine Lô aurait récemment indiqué, lors d’une réunion à huis clos, que sa priorité était désormais l’amélioration du climat des affaires. Une orientation que le leader de Pastef interprète comme une volonté de rassurer davantage les investisseurs et partenaires économiques internationaux.
Estimant que cette démarche pourrait compromettre les objectifs initialement fixés, Ousmane Sonko a évoqué la possibilité d’une réponse sur le terrain parlementaire. Il a notamment agité la menace de motions de censure contre le gouvernement si celui-ci persistait dans cette direction qu’il juge contraire aux intérêts défendus par son camp politique.
Dans le même temps, il a annoncé qu’une proposition de loi, portée par le député Guy Marius Sagna, serait prochainement déposée à l’Assemblée nationale. Le texte viserait à rendre obligatoire l’examen parlementaire de tous les contrats liés à l’exploitation des ressources naturelles, afin de garantir leur conformité avec les intérêts du Sénégal.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des divergences de plus en plus visibles entre certaines figures de Pastef et le Premier ministre Al Amine Lô, dont la nomination avait pourtant été perçue comme un signe de continuité dans la conduite des grands dossiers économiques du pays.





























