Deux ans après l’alternance : quel bilan pour Bassirou Diomaye Faye ?

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le président Bassirou Diomaye Faye se retrouve au cœur d’un premier grand bilan, marqué à la fois par des ambitions de rupture et des contraintes structurelles persistantes.

Le quotidien Le Soleil résume cette période sous le prisme d’un pouvoir « entre ambitions et contraintes ». Dès son arrivée, le chef de l’État a engagé un vaste chantier de réformes institutionnelles, présenté comme un levier de refondation de l’État et de consolidation démocratique. Dialogue national, projets de révision constitutionnelle : les bases d’une transformation du système politique ont été posées, mais leur concrétisation se fait encore attendre.

Dans la même dynamique, Sud Quotidien rappelle que le président, élu dès le premier tour en mars 2024, avait suscité un immense espoir avec un programme axé sur la rupture. Toutefois, deux ans plus tard, si certaines avancées sont notées, notamment sur le coût de la vie, plusieurs réformes majeures — en particulier dans les domaines de la justice, de l’emploi et de la gouvernance — tardent à se matérialiser, alimentant les interrogations de l’opinion publique.

Le ton est plus critique du côté de WalfQuotidien, qui évoque « deux ans de gymnastique économique ». Le journal estime que le pouvoir en place n’a pas réussi à concrétiser son projet de redressement global du pays. L’économiste Meïssa Babou pointe notamment une situation économique difficile, marquée par un endettement jugé préoccupant, atteignant près de 132 % du PIB, avec un service de la dette qui avoisine le budget national estimé à près de 6 000 milliards de francs CFA pour 2026.

De son côté, L’Observateur parle d’un « choc des réalités ». Le journal dresse le portrait d’un pouvoir confronté à l’épreuve du concret. Deux ans après l’alternance historique, le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko fait face à un bilan contrasté.

Santé, éducation, agriculture, diplomatie : aucun secteur ne semble totalement épargné par les doutes. Entre des réformes structurelles qui peinent à produire des résultats visibles, une pression sociale persistante et une économie encore fragile, le régime évolue dans un contexte tendu. À cela s’ajoutent des défis de communication et des divergences de plus en plus perceptibles au sein de l’Exécutif.

Au final, ce premier bilan met en lumière un pouvoir animé par une volonté de transformation profonde, mais confronté aux dures réalités de la gouvernance. Entre espoirs suscités et attentes encore insatisfaites, les prochaines années seront décisives pour juger de la capacité du régime à concrétiser ses promesses de rupture.

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