XALIMANEWS– Les députés sénégalais ont adopté ce jeudi quatre projets de loi autorisant le président de la République à ratifier plusieurs accords et conventions internationaux portant sur la biodiversité marine, la coopération judiciaire, la justice pénale internationale et la gouvernance mondiale de l’eau.
Réunis en séance plénière sous la présidence du président de l’Assemblée nationale, les parlementaires ont approuvé ces textes à une très large majorité. Sur les 129 votants, dont 26 par procuration, aucun député n’a voté contre et aucune abstention n’a été enregistrée.
Le premier texte adopté concerne le projet de loi n°07/2026 autorisant la ratification de l’Accord relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales (BBNJ), adopté à New York le 19 juin 2023 dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Les députés ont également validé le projet de loi n°12/2026 portant ratification de la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre le Sénégal et la Gambie, signée à Dakar le 12 mars 2020. Cet accord vise à renforcer la coopération entre les deux pays dans la lutte contre la criminalité transfrontalière.
Le troisième texte adopté est le projet de loi n°13/2026 relatif à la ratification des amendements à l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Ces amendements renforcent notamment l’interdiction de certaines armes prohibées par le droit international humanitaire, telles que les gaz toxiques et les armes biologiques.
Enfin, les parlementaires ont approuvé le projet de loi n°14/2026 autorisant la ratification de la Charte constitutive de l’Organisation mondiale de l’Eau, signée le 28 mai 2025 à Riyad, en Arabie saoudite.
Présent à l’hémicycle pour défendre ces textes au nom du gouvernement, le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, a souligné les nombreux avantages de ces accords pour le Sénégal.
Selon lui, ces instruments permettront de renforcer l’entraide entre États en matière judiciaire, d’améliorer l’exécution des décisions de justice et de faciliter la poursuite des infractions transfrontalières, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux.
Concernant la Cour pénale internationale, le ministre a rappelé que le Sénégal demeure le premier pays au monde à avoir ratifié le Statut de Rome, réaffirmant ainsi son engagement en faveur de la justice internationale et de la lutte contre l’impunité.
S’agissant de l’accord sur la biodiversité marine, Cheikh Niang a insisté sur son importance stratégique pour le Sénégal. Il a évoqué les opportunités qu’il offre en matière de financement, de recherche scientifique, de transfert de technologies et de protection des écosystèmes marins, tout en renforçant le positionnement diplomatique du pays.
Le chef de la diplomatie sénégalaise a également mis en avant la crédibilité internationale du Sénégal, fondée sur sa stabilité politique et son rôle actif dans la promotion du dialogue, de la paix et de la coopération entre les nations.
« Le Sénégal continuera à défendre ses positions avec clarté, tout en privilégiant la concertation et la coopération », a assuré le ministre.





























