Pourquoi le Sénégal ne peut pas se permettre de manquer ce rendez-vous diplomatique (Par PiDvito)

Xalima
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La décision du président Bassirou Diomaye Faye d’apporter le plein soutien du Sénégal à la candidature de son prédécesseur, Macky Sall, au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies marque un moment important dans la diplomatie sénégalaise. Au-delà des divergences politiques qui ont rythmé la vie nationale ces dernières années, cette décision rappelle une évidence : lorsqu’un citoyen porte les couleurs de son pays sur la scène internationale, il ne représente plus un parti, mais une nation.

Être candidat au poste de secrétaire général de l’ONU ne relève pas d’une ambition personnelle ordinaire. C’est une compétition diplomatique où le poids du pays d’origine est déterminant. Aucun prétendant ne peut espérer convaincre les grandes puissances et les États membres des Nations Unies si son propre État affiche des divisions ou des hésitations à son égard.

En décidant de mobiliser le gouvernement et tout le réseau diplomatique sénégalais, Bassirou Diomaye Faye envoie un signal fort à la communauté internationale : sur les grandes causes nationales, le Sénégal sait dépasser les clivages. Cette posture renforce la crédibilité de la candidature de Macky Sall et, surtout, celle de l’État sénégalais.

L’histoire diplomatique montre que les candidatures africaines les plus solides sont souvent celles qui bénéficient d’un soutien unanime de leur pays. Les débats internes, aussi légitimes soient-ils dans une démocratie, ne doivent pas affaiblir les intérêts supérieurs de la nation lorsqu’il s’agit d’obtenir une responsabilité internationale de premier plan.

Naturellement, cette décision ne fera pas disparaître les critiques adressées à l’ancien président. Chacun reste libre de porter son jugement sur son bilan, ses choix politiques ou sa gouvernance. Mais soutenir une candidature internationale n’efface ni les débats du passé ni les responsabilités de chacun. Cela signifie simplement que l’intérêt national prime lorsqu’il s’agit de défendre la place du Sénégal dans les institutions mondiales.

Le communiqué du ministère des Affaires étrangères invite d’ailleurs « toutes les forces vives de la nation » à se mobiliser autour de cette candidature, désormais présentée comme celle du Sénégal au service de l’Afrique et d’un multilatéralisme plus efficace. Ce message dépasse la personne de Macky Sall : il interroge notre capacité collective à faire bloc lorsqu’un Sénégalais aspire à l’une des plus hautes fonctions internationales.

Au fond, le véritable enjeu n’est peut-être pas seulement l’élection de Macky Sall. Il est aussi de démontrer que le Sénégal demeure un État capable de faire prévaloir la continuité républicaine, la maturité démocratique et la défense de ses intérêts stratégiques, quelles que soient les alternances politiques.

Car sur la scène internationale, ce n’est pas seulement un homme qui est observé. C’est tout un pays.

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