XALIMANEWS: La question de la dette extérieure du Sénégal reste au cœur de l’actualité, alors que Dakar et le Fonds monétaire international (FMI) ont annoncé, début septembre, la conclusion d’un accord technique ouvrant la voie à la mise en œuvre d’un programme économique et financier de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 240 milliards de francs CFA.
Cet accord, qui vise à redresser les finances publiques et à relancer l’économie sénégalaise, doit encore être soumis à l’approbation de la direction du FMI et de son conseil d’administration.
Lors d’une conférence de presse tenue le 10 septembre, la directrice du département de la communication du FMI, Julie Kozack, a été interpellée à plusieurs reprises sur la question du traitement de la dette extérieure sénégalaise.
La responsable du Fonds a rappelé que l’accord technique conclu avec Dakar n’était pas encore définitivement approuvé. Elle a également précisé que le Sénégal pouvait bénéficier d’un financement du FMI alors même que les discussions avec ses créanciers se poursuivent.
DEPECHES
En revanche, la durée et les modalités du traitement de la dette restent, selon elle, du ressort du Sénégal et de ses créanciers.
Cette position du FMI est largement commentée par la presse sénégalaise. L’As relève ainsi que le Fonds renvoie l’État sénégalais et ses créanciers à leurs responsabilités. L’Observateur résume la situation en indiquant que « le FMI renvoie l’État et ses créanciers à leurs responsabilités », alors que l’accord avec Dakar continue d’alimenter les débats au sein de l’institution financière internationale.
Mais les inquiétudes se cristallisent surtout du côté des détenteurs d’obligations sénégalaises. Le Quotidien rapporte que les détenteurs des obligations du Sénégal « font front commun et engagent un cabinet d’avocats ».
Selon le journal, la décision du gouvernement de ne pas intégrer les obligations libellées en euros et en dollars dans le Programme de traitement de la dette (PTDS) conclu avec le FMI pousse leurs détenteurs à se regrouper au sein d’un comité afin de défendre leurs intérêts.
Une situation qui intervient alors que la valeur de ces obligations a déjà fortement chuté sur les marchés. D’après Le Quotidien, les perspectives pourraient être encore plus défavorables, avec une valeur susceptible de tomber sous la barre de 50 cents pour un dollar, si aucune évolution favorable n’intervient.
Le dossier de la dette sénégalaise s’annonce donc comme l’un des principaux enjeux des prochains mois, entre les exigences du FMI, les impératifs de redressement des finances publiques et les intérêts des créanciers du Sénégal.



























