Derrière une tontine litigieuse, la police découvre un réseau de prostitution clandestine

Lesenegalaislibre
4 Min Read

XALIMANEWS: Une plainte déposée pour abus de confiance a conduit les éléments du Commissariat d’arrondissement de Guinaw Rails à mettre au jour un présumé réseau de prostitution clandestine, de proxénétisme et de traite d’êtres humains opérant dans un appartement situé à la Cité Biagui.

L’affaire débute le 7 juillet 2026 lorsqu’une femme se présentant comme esthéticienne saisit les policiers pour dénoncer un abus de confiance portant sur un montant d’un million de francs CFA dans le cadre d’une tontine. Selon ses déclarations, cinq participantes versaient chacune 20 000 FCFA par jour entre le 1er juillet et le 24 août 2025, avant que la gestionnaire de la tontine ne refuse de lui reverser la somme qui lui revenait.

Entendue par les enquêteurs, la mise en cause a rejeté les accusations, affirmant avoir déjà remboursé la plaignante sans toutefois être en mesure de présenter le moindre justificatif ou témoin attestant de ce paiement. Au cours de son audition, elle a également affirmé que la plaignante serait impliquée dans la gestion d’un salon de massage clandestin proposant des prestations sexuelles tarifées.

Sur la base de ces informations et avec l’accord écrit de la plaignante, les policiers ont procédé à une perquisition dans un appartement situé à la Cité Biagui, dans la commune de Yoff. Sur place, les enquêteurs ont découvert un logement aménagé pour des activités présumées illicites.

La perquisition a permis la saisie de plusieurs objets, notamment des lubrifiants, des huiles de massage, douze téléphones portables, trois cigarettes électroniques ainsi que des médicaments dont la nature exacte reste à déterminer.

Durant l’opération, un client s’est présenté sur les lieux pour une séance de massage qu’il avait réservée. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, il aurait décrit un système dans lequel les clients choisissaient parmi plusieurs femmes avant de se rendre dans une pièce dédiée aux prestations.

Deux femmes présentes dans l’appartement ont été interpellées. L’une d’elles aurait reconnu percevoir une rémunération variable en fonction des clients reçus, tandis que la seconde, qui s’était d’abord présentée comme femme de ménage occasionnelle, aurait finalement admis ne disposer d’aucune qualification ni autorisation pour exercer l’activité de massage.

À l’issue des premières investigations, la plaignante ainsi que deux autres femmes ont été placées en garde à vue pour des faits présumés de prostitution clandestine, de proxénétisme, de traite d’êtres humains et d’exercice illégal de la profession de masseuse. La gestionnaire de la tontine a, quant à elle, été placée en garde à vue pour abus de confiance portant sur un préjudice estimé à un million de francs CFA. Le client interpellé a également été retenu pour les besoins de l’enquête.

Les objets et substances découverts lors de la perquisition ont été placés sous scellés, tandis que les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire.

Share This Article